- Liberté de religion et mouvements à caractère sectaire
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- Nicolas
Guillet - LGDJ - Bibliothèque de droit public
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- Table des matières
- Garanties
des libertés et mouvements à caractère
sectaire
- Exercice des
libertés collectives et groupements sectaires
- Exercice des libertés
individuelles et groupements sectaires
- Respect
des droits de l'homme et lutte contre les
dérives sectaires
- Les principes directeurs de la lutte
- Les
moyens de la lutte
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- Sous l'angle juridique, les mouvements à caractère sectaire ne
sont pas des groupements de croyants comme les autres. L'examen, dans le cadre
de l'ordre juridique français, de l'exercice de la liberté de religion par les
membres de ces groupements souvent qualifiés de "sectes", montre qu'ils offrent
la particularité de pouvoir exercer les droits et libertés qu'ils refusent
pourtant à autrui. Développant des systèmes de croyances religieuses ou non, ils
agissent aux marges du droit par des pratiques, activités ou comportements
illégaux ou illicites,
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- Recherchant une extériorisation sans bornes de leurs croyances, en
raison d'une logique d'appartenance forte, voire exclusive, ils tendent à
méconnaître les normes les mieux établies et les plus fondamentales de l'ordre
juridique républicain qui prévaut en France.
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- L'ignorance du principe de laïcité est à cet égard emblématique en
ce qu'elle exprime tout à la fois le rejet du respect de la liberté de
conscience, de la séparation entre sphères publique et privée, ainsi que de la
citoyenneté, moteur de la République.
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- Dès lors, les mouvements sectaires se distinguent profondément des
cultes et sont susceptibles de connaître un régime juridique spécifique, ainsi
que le montre la loi du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la
répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et
aux libertés fondamentales.
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- Dans ce cadre, les autorités publiques jouent un rôle singulier,
apparemment en rupture avec l'attitude de non-intervention qui prévaut
classiquement en matière religieuse. Bien sûr, le caractère libéral et
individualiste de l'ordre juridique français conduit les autorités publiques à
devoir respecter les croyances sectaires, mais surtout, il lui assigne une
mission visant à cantonner, voire à sanctionner, les comportements et activités
sectaires de nature à nuire aux droits et à la dignité de la personne humaine.
La politique de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires trouve ainsi
sa justification dans la nécessaire protection des droits de l'homme que
garantit l'ordre juridique au travers de certains principes et normes
juridiques.
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- LGDJ - Bibliothèque de droit public - 2003 - 67 €
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Bibliographie
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